8 février dimanche de la santé dans notre paroisse

8 février dimanche de la santé dans notre paroisse

Ce dimanche 8 février, notre paroisse a célébré le Dimanche de la Santé dans un esprit de prière, de solidarité et de reconnaissance. Point fort de cette journée : une quarantaine de personnes ont reçu le sacrement des malades lors de la messe dominicale, un moment d’une grande intensité spirituelle.

Chaque année, le Dimanche de la Santé est l’occasion pour l’Église de mettre à l’honneur les personnes malades, âgées ou fragilisées, mais aussi tous ceux qui les accompagnent : soignants, aidants, bénévoles et proches. Dans notre paroisse, cette célébration a pris une dimension particulièrement émouvante.

Le sacrement des malades : un signe d’espérance

Au cours de la messe dominicale, près de quarante de paroissiens ont reçu le sacrement des malades. Ce geste fort, parfois encore mal connu, est un sacrement de réconfort, de paix et d’espérance. Il ne s’adresse pas uniquement aux personnes en fin de vie, mais à toute personne éprouvée par la maladie, l’âge ou une grande fragilité.

Le témoignage bouleversant d’une infirmière

Lors de l’une des messes, une infirmière de la paroisse a pris la parole pour partager son expérience professionnelle. Avec simplicité et authenticité, elle a décrit son quotidien auprès des malades : l’écoute, la présence

Son témoignage a profondément touché l’assemblée.Un hommage à ceux qui se dévouent
Voici son témoignage

Témoignage Dimanche de la santé 8 Février 2026

 

Témoigner ? Mais de quoi ?

Nous sommes tous témoins en ce jour de dimanche de la santé, malades, soignants, bien portants et moins bien portants…

Témoins de cette Lumière en chacun de nous.

Alors est-ce que c’est cela être infirmière ? Je ne sais pas …

Certains d’entre vous me connaissent, peut-être même la plupart. Certains me croisent à l’église, d’autres sur la route en voiture, d’autres au trinquet, ou peut-être même d’autres à Intermarché. Certains connaissent mieux aita, ou d’autres membres de ma famille. Mais peu, connaissent mon métier : infirmière, infirmière en service de psychiatrie adulte à l’hôpital de Bayonne. Un monde à part, comme peuvent dire certains, plutôt un monde sans filtres, sans artifices, un monde à nu comme je préfère le dire. 

Travailler auprès de personnes souffrantes de troubles psychiques c’est comme tenir une lampe allumée. 

« Je suis là » Ce sont des mots que je dis très régulièrement.

« Je te respecte comme tu es, là, aujourd’hui… »

Les troubles psychiques, ça touche l’intime : la relation à soi, la relation à l’Autre, ça touche les émotions, la motivation, l’envie, le plaisir… Autant d’éléments qui façonnent notre être, le « qui je suis ». Cela ne se voit pas, cela se vit intérieurement, et parfois dans la honte et la culpabilité. Certains peuvent être dans le noir de la dépression, d’autres dans le flou ou l’étrangeté du délire, et d’autres encore dans un tourbillon d’un trouble bipolaire, à en perdre les repères. 

Et c’est dans cela, que raisonne les « je suis là ».

« Je suis là » comme une petite lumière, une lampe allumée. 

C’est être là, être là à côté, parfois devant, parfois derrière, parfois visible, parfois invisible, pour accompagner, pour créer, recréer, avoir l’espoir pour … C’est voir les forces, et les ressources. C’est croire. 

Et là, c’est la Foi. La Foi en l’Homme, en l’Homme fils de Dieu. 

Parce que comme j’aime le dire, la foi, c’est plus que l’espoir. 

Qui n’est jamais tombé ? Qui peut dire qu’il ne tombera pas ?

Jésus lui-même est tombé, et Simon l’a aidé à se relever et à porter le poids de la croix. 

Nous sommes parfois ceux qui tombent. 

Nous sommes parfois ceux qui aident à porter la croix. 

C’est comme cela que je vis mon métier.

Sur les pas de notre Dame de Lourdes, qui me donne la force. Sur les pas de Saint Camille, que j’ai découvert lors de ma coopération au Bénin, et qui est devenu mon guide : « Être au service des malades, des pauvres et des exclus. Être en c?ur plus que au c?ur. »

Alors même si au sein de l’hôpital nous n’avons pas le droit d’afficher notre foi ; un regard, un geste, un mot, un sourire, ils sont emprunts de cette lumière de Foi. 

Car finalement, chacun de nous sommes des malades, chacun de nous sommes des soignants, à nous de porter cette lumière. 

Alors c’est peut-être cela être témoins. En cette journée de la santé, que notre lumière brille avec des « je suis là », « vous êtes là », « nous sommes là », toujours pour quelqu’un comme une petite lumière, témoin de notre Foi.